machine-coudre

Une venelle peu engageante, un bar-couloir vite encombré, une arrière-salle sombre qui transpire du plafond (bas). Exactement. Et c’est ça qui est bon. Malgré la disparition de Philippe, fondateur de ce café-concert historique, aucun édulcorant ni aseptisant n’ont détourné le lieu de son fil rouge. La programmation qui trace dans la marge des courants musicaux s’annonce sans fioritures, brute, mais pas forcément dure : alternant avec la scène garage ou noisy, le flamenco puro et le format chanson confirment qu’une affiche peut être intransigeante sans virer sectaire. Alors oui, on se galvanise à la moiteur ambiante, on se cogne allègrement aux Singer de collection pour attraper une mousse tendue par J2P avant de passer au fond, faire des bonds sur un concert du festival B Side. Attention à la tête quand même.